La questions des grains entre pénurie et rumeur en septembre 1788

A l’AUTOMNE 1788 :LA
QUESTION DU BLE APRES  UNE RECOLTE
MEDIOCRE ET LES RISQUES DE LA RUMEUR

 

    La question
des grains, de leur pénurie dont il est difficile de mesurer l’ampleur se pose
dès septembre 1789 lorsque l’on peut faire un premier constat. La lettre du
subdélégué de Périgueux , Etdely, nous paraît mériter d’être citée dans la
mesure où elle pose la question de la pénurie mais surtout de la disette et du
rapport qu’elle entretiennent ; (Chapitre1-3° partie)

 

 

 

 

Je suis véritablement touché des détails
contenus dans le mémoire que vous m’avez adressé  relativement à la modicité de la récolte dans
votre canton. Il est très fâcheux qu’elle ait été aussi mauvaise mais il le serait
bien davantage que le crainte fusse augmentée par des inquiétudes qu’il est au
contraire très important de faire cesser. Le premier moment les a fait naître,
mais la réflexion doit les diminuer surtout si l’on fait attention que le
commerce fait venir des grains, qu’il en est arrivé beaucoup depuis 2 mois et
que l’affluence de nos importations a produit une diminution sensible ds le
prix du blé sur plusieurs marchés.

  
Je suis d’ailleurs informé que l’on tire aussi des grains du Languedoc,
qu’il y a du blé vieux dans quelques parties de cette province et du haut pays
et que ceux qui se livrent dans ce cant à ce commerce et surtout aux fabriques
de minots sont dispensés de le mettre à portée des besoins et à n’en refuser à
qui que ce soit, quelque faible partie que l’on en demande ainsi il y a lieu d’espérer  qu’on parviendra à pourvoir aux besoins les
plus pressants surtout si l’humanité décide les propriétaires à se relâcher le
plus qu’il sera possible en faveur de leurs métayers dans le partage qu’ils
font avec eux du produit de leurs terres

  
Je sais que dans plusieurs cantons les propriétaires ont cédé beaucoup
de leurs droits et si cet exemple intéressant peu s’étendre dans les paroisses
qui ont été le plus maltraitées, les métayers et la partie du peuple qui est la
plus souffrante verront beaucoup diminuer de leurs maux actuels de leurs
inquiétudes. C

’est  à  y dissiper
ces inquiétudes, MM, que je ne puis trop vous engager a donner tous vos soins
en surveillant cependant avec attention mais sans trop de publicité la
véritable position des choses, de manière que le commerce puisse avoir toute
son activité et sa liberté sans que le monopole et la cupidité ne puisse abuser
des circonstances.

J’ai eu soin d’instruire le gnvt des
besoins de la province et je fais tt ce qui dépend de moi pour qu’elle puisse
obtenir des secours.En attendant, j’ai cru devoir charger les ingénieurs de me
proposer divers ateliers sur les différentes parties des routes qui se trouvent
les plus en mauvais état afin de procurer aux pauvres culrivateurs des environs
quelques moyens de subsistance   

12 sept 1788, ADD  HH3, 11 voir côte E Dep)
.

 



03/03/2012

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