Bergerac: correspondance de La Roque de Mons (1789-1791)

LETTRES LAROQUE DE MONS DEPUTE DE LA NOBLESSE A LA VILLE DE BERGERAC 17896-1790

 

Archives municipales de Bergerac: fond Faugère

 

Numéro

date

Thème

Contenu

T2-2211

10 decembre 1789, même adresse

Adressé à M les représentants de la Cne de Bc

 -les départements,la

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 la dette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les désordres

 

 

 

 

les tribunaux

 

 

 

 

 

 

 

 

plus d'intendants

 

 

 

 

 

de l'opinion

 Nous avançons à pas de  géants . Nous venons de terminer l’organisation et la formation  de ttes les assemblées    primaires de district  de départements, des assemblées  nationales et municipales et tout ce qui concerne les fonctions respectives de tous les corps et des différents officiers dont ils seront composés. On va mettre en ordre et imprimer tous les articles décrétés sur ces objets après qu’ils seront de la presse, qu’ils auront subi la révision de l’assemblée et qu’ils seront revêtus de l’acceptation du Roi nous nous empresserons de vous les faire parvenir. Le point capital en cet instant est de remédier aux besoins urgents de l’Etat. Ils est réellement très affaiblis. Mais la nomination  de 10 commissaires qui doivent se concerter avec le premier ministre des finances avec les administrations de la caisse des comptes et avec m de la Borde  pour amalgamer, s’il est possible les 2 plan qui, sur 20 autres, tous dignes d’admiration, ont paru mériter la préférence, nous donnent lieu d’espérer que nous parviendrons au but que nous ns proposons. Les 2 plans élus ont pour auteurs M Necker et M de la Borde.

Si les succès couronnent l’œuvre, ce ne sera qu’un jeu pour l’Assemblée d’établir l’équilibre entre la recette et la dépense, de créer une caisse d’amortissement et de fixer un ordre invariable dans toutes les parties de l’administration. Il ne sera peut-être pas aussi facile de rétablir promptement une subordination nécessaire pour arrêter les désordres qui se multiplient chaque jour dans quelques provinces par une suite inévitable d’une anarchie à laquelle  on a peut-être donné dans le principe un peu trop de latitude.

Nous npos occupons incessamment de l’organisation des nouveaux tribunaux de judicature qui doivent remplacer les anciens.

On a prononcé aujourd’hui qu’il n’existerait plus d’intermédiaire entre les départements et le pouvoir exécutif suprême. Par conséquent d’intendant  ni de commissaires du roi aussitôt que les départements seront activés

Je vs envoie,MM, la suite du Journal des débats et vos  décrets, si je peux jamais parvenir à conduire à Bergeracc plusieurs quintaux de brochures que j’ai été ds le cas de parcourir, vous serez étonnés de la diversité des idées des meilleurs esprits et des meilleurs citoyens et vous en conclurez que l’homme sage est toujours  très ( ) lorsqu’il juge les opinions d’autrui

Je vous envoie un projet de finances qui m’a séduit et nous avons décrété aujourd ‘hui un règlement pour prévenir les déprédations que (  )

3-2218

19 ( ?)dec89/M adresse

 les protestants jouiront de la pleine égalité d'éligibilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Libourne dans le département de Périgord?

Membre d’une sté qui m’a fait goûter tous les fruits les plus doux d’une fraternité que je chéris, qui mieux que moy  saurait apprécier ttes   les qualités sociales et  toutes les ivertus dont mes frères protestants m’ont donné l’exemple

Je professe de cœur et d’esprit et  j’en fais gloire à la religion catholique , Apostolique  et Romaine

Non seulement je ne m’en défends pas mais même elle m’ordonne  d’être juste envers ceux que je crois être dans l’erreur.

Je désire donc de toute mon âme que ts les citoyens français jouissent des mêmes avantages et je suis convaincu que les protestants de Bergerac doivent infiniment contribuer à la prospérité de notre commune patrie et par leurs vertus et par leurs lumières et par leurs fortunes et je serais par conséquent en contradiction avec moi-même si je n’accueillais pas avec avec intérêt le mémoire que vous m’avez fait parvenir. Mais si je ne m’aveugle pas moi-même vos réclamations sont superflues et même inutiles car je ne crois pas qu’il soit venu dans l’idée d’un seul député de prononcer une exclusion contre ceux de l’église prétendue réformée et de fait ds nos décrets sur l’organisation des municipalités, des administrations de district et des départements que vous allez recevoir immédiatement aussi tôt qu’ils seront revêtus de l’acceptation ou de la sanction royale parce que quelques uns de ces décrets sont constitutionnels, quelques uns sont simplement règlementaires, dans nos décrets, dis-je, il n’en est pas un seul qui articule une clause d’éligibilité et qui puisse faire soupçonner qu’un protestant n’est pas éligible. Telle question ne paraît pas même susceptible du doute le plus léger.

Cependant pour calmer entièrement  ce que je vous prie d’appeler vos scrupules, je remettrai demain votre mémoire à M Rabaud de St Etienne, ministre protestant, rempli de talents et membre du  comité de Constition. Son zéle pour la faire valoir s’il y a lieu ne me rendra pas suspect et le choix que je fais de lui ne doit pas l’être.

J’aurai peut-être encore une occasion importante d’exercer mon zèle et mon patriotisme. Quelques députés de Libourne redoutent la trop gde influence de Bordeaux  et paraissent enclins à se réunir au dptmt du Périgord. C’est une affaire à ménager ss bruit et vous sentez combien cette réunion est intéressante pour le pauvre Périgord si dépourvu par luy même du nécessaire de tout genre dont il a tant de besoin, tandis que Bordeaux par sa richesse inépuisable et celle du Médoc, de l’Entre-deux-mers et des graves  offre une masse de puissance si imposante

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25dec 89

 

Nous avons été menacés d’un systéme effrayant. Ses sectateurs en très  grand  nomreb, par des motifs louables et vertueux le coloraient de manière à luy donner des attraits qui déguisaient sous les apparences de la plus impartiale équité toutes les horreurs de l’esclavage les plus intomlérables.L’assemblée a été suspendue qque temps.

Mais, le monstre déjà combattu avec succès a succommbé sous les effets de l’éloquence douce et persuasive de M de Barnave et  de Pussy

J’eassairai dce me procurer quelques exemplaires de son discours pour vous mettre à portée de juger  du mérite des deux rivaux qui m’réunissaient l’un et l’autre des partisans distingués par le talent et le patriotisme. J’ose croire cependant que  que tous les militaires expérimentés soupiraient après la décision qu’a prise l’assemblée tandisque la majeure partie des jeunes gens  s’intéressaient pour le système rejeté.

L’assemblée a finalement décidé ce qui suit

(page manquante2222)

Je crois en mon âme et conscience que son projet est préférable à celuy  qui nous est proposé par notre comité, mais ce dernier réunit l’approbation de M Necker, les suffrages des administrations de la caisse  de compensation et celui dues banquiers. Il paraît même que l’opinion publique est en sa faveur.

Dans une telle position, je compare la variété des systèmes et la fluctuation des idées  à une mer orageuse et je me dis à moy même  que puisque le rétablissement  du crédit est l’unique port auquelnous désirons d’arriver , l’opinion publique est notre étoile polaire. Je donnerai donc ma voix au plan du comité. Nous ne devons pas désemparer la séance de demain avant d’avoir prononcé définitivement  sur cette question d’où dépend le salut de l’état

Le discours de M de Bureau de Pussy n’est pas encore imprimé. Vous le recevrez le courrier prochain ainsi que celui de M dubois de Crancé son antagoniste

 

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31-12-89

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

formation du département

Voila donc enfin l’opinion de M de Bureau de Pussy. La lecture réfléchie que j’ai faite de ce discours au lieu d’affaiblir l’idée que j’en avais conçue a doublé mon admiration.

Ce ne sont pas des phases, des métaphores que M de Pussy oppose à m Dubois de Crancé, c’est la vérité presqu’entièrement dépouillée des ornements qui luy sont les moins étrangers

L’orateur est encore plus modeste que son discours mais son débit est accompagné des grâces naturelles que l’on ne remplace jamais.

                      Le Vray seul est aimable

      Il doit régner partout et meme ds la fable

Je passe rapidement à l’objet qui vous intéresse le plus en ce moment : la division du royaume en départements.

Après les instructions et les avis que vous avez eus la bonté de me donner , je me suis hâté de brocher un mémoire précis sur ce sujet.

Le mémoire a obtenu le suffrage de mes co-députés à l’exception de MM de Lacharmie et Paulhiac que je n’ai pu joindre encore et qui, je l’espère ajouteront leurs signatures à celles de leurs collègues. Après ce préalable rempli , je remettrai le mémoire  au comité de constitution qui doit faire son (   ) le lundi 4 février et sur les conclusions que l’assemblée prononcera définitivement ainsi  il n’y a pas un moment à perdre.

Je suis cependant bien aise de vous prévenir que je ne suis pas dans une erreur grossière. Les difficultés qui pourront naître ne rouleront que sur des objets d’une mince étendue et que malgré leur perte, le Périgord serait encore d’une consistance relative à la majeure partie des autres départements de France.

JE n’en serai pas moins zélé à défendre pied à pied tout le terrain qui suivant mes faibles lumières doit vous appartenir de droit . Tous vos députés sont animés du même esprit et vous êtes trop justes pour leur imputer les événements. Nous ferons usage des réclamations de Montpon et ceux circonvoisins.

Je ne m’étendrai pas, MM sur les décrets de cette semaine. Le journal ci-joint vous en donne le détail .

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8 janvier 90

 Quelques jours pour s'aérer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le poids des intérêts particuliers et la primauté de l'intérêt général

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le Périgord aura son département et il sera de bonne taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mea culpa pour un absentéisme bien bénin

J’ai cru qu’il était permis de renouveler  l’air méphitique que je respire depuis longtemps. Je me suis muni de l’approbation du président et j’ai été passer trois jours à la campagne, je n‘aurais pas pris cette licence si je n’avais pas été certain et de toute certitude qu’aucun des intérêts du Périgord ne pourraient être lésés pendant mon absence.

A mon retour, j’ai trouvé une foule de réclamations d’Eymet, de Belvès , de Thiviers. Chacun forme des prétentions ; il est honnête de répondre à tout le monde, mais le temps est court et précieux .Les officiers municipaux de Périgueux  m’ont fait aussi l’honneur  de me consulter sur quelques difficultés  J’aurais bien désiré qu’il eut été possible de faire prononcer l’assemblée . mais en vérité c’est un crime de l’arrêter sur des questions qui naissent tous les jours qui n’intéressent qu’une ville  ou quelques particuliers tandis qu’elle peine à suffire à la décision des points capitaux qui intéressent le royaume.

Le Comitété de cn a fait ce matin un rapport très intéressant sur la nouvelle division du royaume et il a annoncé que le Pd aura son dptmt particulier. Peu de provinces jouiront de cet avantage  sans souffrir des divisions ou des réunions.

M Bureau de Pussy, rapporteur n’a pointé non les les limites mais je suis convaincu  ou que les anciennes seront conservées ou du moins que les changements seront de très mince conséquence

Ns avons ce matin relu et entendu à la barre les membres de la chambre  des vacations  du Parlement de Rennes

La délibération a été remise à demain. J’aurai l’honneur de vous en rendre compte aussitôt que l’assemblée aura pris un part définitif

Si j’ai trop pris sur moy ,en donnant à ma santé et à mes amis 3 jours que je ne croyais ^pas pouvoir employer utilement  pour vous parce que je connaissais les matières  qui devaient être traitées le mardy et le jeudy  et que Je savais  qu’il n’y aurait point de séance le mercredi jour des rois, je serai au désespoir  mais ma franchise ne m’a pas permis de vous  laisser ignorer ce petit voyage et j’ai présumé que votre indulgence  vous engagerait à ne me blâmer ma première absence

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2 fev 1790

 santé

 

 

 

 

 

et

 

inconfort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abolition des ordres injuste mais nécessaire:

les états d'âme d'un député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le district de bergerac

UN très gros rhume mêlé de quintes de toux convulsives qui me laissent à peine le temps de respirer et qui redoublent  quand j’écris, à raison de la situation qu’exige est exécrable me prive 1°de nos séances du soir qui j’interromprais 2° De me livrer à la satisfaction de vous faire part de quelques détails  dont la longueur me serait excessivement nuisibles.

Le Journal des décrets et débats suppléera en partie à ma réticence.

Demain on prononcera  sur l’abolition des ordres religieux en F relativement aux hommes slmt.

Sans cette abolition, je ne vois nul moyen d’éviter la banqueroute .et tous les désordres qui peuvent en résulter  et mille pages  d……

Mais, MM, je fais et j’ai toujours fait à mes périls risques et fortunes, profession d’une franchise à tte épreuve , je vous en donne quelques jours des preuves convaincantes . Je crois cette abolition injuste cpdt elle est nécessaire.

Quelle perplexité !

Il faut être à la besogner,MM et se piquer de  délicatesse pour sentir toute l’horreur d’une pareille position.

J’ay profondément médité  mais je ne suis pas certain de m’être bien résumé parce que l’homme est par 

 son essence le jouet de mille erreurs . même involontaires. J’ai dis-je médité profondément le parti que je prendrais et je me suis déterminé à m’absenter de la séance de demain, pour m’abstenir de toute influence sur une décision de cette importance

Si j’étais décidé moi-même, la vue des tortures  n’arrêterait pas mon opinion. Mais il m’est impossible de prendre un parti sans m’exposer à des remords.

Jugez moi, MM, mais compatissez la faiblesse humaine comme j’y compatis moi-même.

La circonscription de nos districts n’est pas encore arrêtée. Bergerac excite une grande jalousie . Il faudra bien que cela finisse . Je crains que nous perdrons Villamblard, le Fleix et 2 ou 3 psses . Nous défendons le terrain , mais les agresseurs  sont  encore plus opiniâtres que Biran et moi ne sont peut être pas aussi dociles à la voix de la raison.

 Un député de Ste Foy à l’ouverture d’une de nos séances réclama, en faveur de Sainte Foy,  le Monravel et prononça un très long discours qui ne fut presque pas entendu parce qu’il manque de voix . Je montai brusquement à la tribune et je dis à l’Assembleé:

MM ;

Je n’ai rien à opposer au préopinant que sa signature

 Et le décret de l’assemblée  . ces 2 motsfurent sont coup de grâce et vs verrez dans un des décrets  ci joints  que Ste Foy est entre deux selles  le cul à terre . C’est sa faute car ns lui avons fait un beau district en supprimant celui de Montpon et non seulement celui de Bergeracc  n’aurait pas  été affaibli , mais il aurait même gagnéplusieursparoisses.

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16 avril

 don patriotique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

affaires de Bergerac:

présidial

bac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

don patriotique: 1500l soit sur un revenu annuel de

6000L

J’ai, dans le temps, fait  à M Certain,receveur de Sarlat ma soumission pour mon quart patriotique et j’ai l’honneur d’en faire part à MM les représentants de votre ville.

Mais puisqu’il paraît un état imprimé de la contribution  patriotique  de Bergerac et que je n’y suis pas compris aujourd’hui que votre municipalité est légalement formée et que je suis de votre canton, je vs envoie un double de la soumission que j’ai faite le 22 dec 1789. Je vs prie de me rétablir sur l’état pour la cn pat de Bergerac.

Tout le monde sait à Bergerac que je dois la moitié de mon bien et d’ailleurs l’inscription de l’état imprimé ne me laisse point de regrets mais m’assure bien complètement sur l’idée qu’on doit former de la manière dont je me suis exécuté. Je ne suivrai jamais une autre marche.

J’ai été ces jours derniers élu avec M de Biran rapporteur   de l’affaire pendante entre le sénéchal de Périgueux  et le Présidial de Bergerac. Ns croyons que cette affaire demeurera suspendue.

Ns avons été aussi chez M de Montaran pour presser l’affaire du bac. Il était à la campagne et, depuis ce jour , les matières étaient tellement importantes qu’il n’était pas possible de s’absenter . le Journal des Décrets et des Débats vous apprendra une partie de ce qui s’est passé et les nelles publiques vs apprendront le reste

En ce moment on agite la question de savoir si les assignats auront cours forcé ds tt le royaume ou s’ils seront libres. En tout  la capitale fait la loi aux provinces .Ainsi, il y a lieu de croire que les assignats seront un papier monnaie. Cette opération sera-t-elle bonne ou mauvaise ?L’expérience pourra seule donner la solution de ce problème.

Mais j’aurai l’honneur de dire un jour à mes concitoyens  que chaque département doit être indépendant d’un autre et que c’est précisément des précautions à prendre à cet égard que dépend la liberté. Je satisfais a mes périls, risques et fortunes au cri de ma conscience. Je parlerai dans le temps avec d’autant plus de liberté que j’ai toujours été sans ambition et que si, par un malheur, j’avais été atteint de cette cruelle abominable et détestable  maladie, je serais radicalement guéri pour jamais

Note : vs devez avoir eu la carte des dptmts .Je désirerais apprendre qu’elle n’a pas éprouvé d’avaries en route.

(Accompagne cette lettre l’attestation)

Je me soumets à payer en 2 pactes égaux  c'est-à-dire au 1° avril 1790 et aiu 1° avril 1791, 750L livres à chaque pacte , ce qui forme une somme de 1500L que je déclare avec vérité que cette somme excède les proportions établies par les décrets de l’ass nat pour fixer l’impôt patriotique  en foy de quoi j’ay signé  à Paris le 22 nov 1789.

Envoyé par duplicata à la mun de Bergerac.

Je vais payer à Paris le 1°pacte et produirait quittance somme de   :

 

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17 dec 1790

 

Il ne s’est passé rien d’intéressant depuis le dernier courrier .Quelques insurrections à l’opéra qui n’ont pas eu de suites graves

On fait courir le bruit que 3 personnes ont été arrêtées à Dijon et qu’on leur a saisi des papiers importants. Mais  ces sortes de nouvelles  invitent d’être bien éclaircies avant qu’il ne soit permis à un homme prudent d’en donner des détails

Il en est de même d’une histoire romanesque d’un abbé de Bois, mort , dit-on, à Chamberi aprés avoir été empoisonné avec de la poudre de diamants et qui pdt 21 jours qu’il a survécu au poison a été enfermé avec 3  secrétaires qu’il a rendu dépositaire des faits très graves et très extraordinaires que je ne me permettrai pas de répéter. Est-ce une fable ? cela peut-être. Mais cette nouvelle fait du bruit comme ts les événements singuliers vrais ou faux  ce qui n’est que trop vrai ce st les discordes d’une partie du Quercy que vous devez connaître puisque vous en êtes pour ainsi dire à la porte. Raison de plus, MM, pour entretenir de plus en plus parmi vous  la bonne intelligence qui vous fait  tant honneur  et pour redoubler  de vigilance afin d’éteindre  facilement dans le principe  les plus légères étincelles de sédition qui pourraient, en se propageant, occasionner un embrasement général et peut-être inextinguible

Je vous l’avoue, MM : je désire le bien public avec une telle ardeur que quand j’aperçois des traces d’injustice, je contracte une humeur noire dont il est impossible  que la correspondance ne se ressente pas plus ou moins. Le motif louable qui m’anime sollicite toujours votre indulgence en ma faveur. Je voudrais que le cœur de tous les hommes fut un livre ouvert à tout le monde , je sais bien que le mien aurait  eu souvent à rougir  et surtout ds ma jeunesse mais enfin chacun serait à sa place  et l’imposture et l’hypocrisie seraient a jamais bannies de la planète que nous habitons. Je sollicite tjrs, MM et votre tribunal de commerce  et la franchise de vos vins . Je serais trop heureux et trop récompensé si, comme je l’espère le succès couronnait mes faibles efforts   

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24 dec 1790

 

Je fis, il y a 3 jours des reproches à M Gaussin sur ce qu’il ne présentait pas à l’assemblée la pétition du département de la Dordogne et du district de Bergerac pour le placement d’un tribunal de commerce à Bergerac. Il me répondit affirmativement qu’il ferait son rapport le lendemain. Je l’attends chaque jour et ses délais  éternels m’assomment . on m’annonce également pour lundi prochain le fameux rapport  sur les droits de traite   sur les vins et , comme il sera fait par le comité d’impositions j’ai longtemps péroré La Rochefoucaud qui est assurément bien intentionné mais qu’il n’est peut-être pas inutile d’aiguillonner de temps en temps. Je crois que vous serez contents de la maréchaussée sous le nom de gendarmerie nationale elle est considérablt augmentée et j’aurais désiré qu’elle le fut encore  car, dans les premiers moments d’une constitution nouvelle, dans un temps de fermentation, la liberté dégénère souvent en licence et l’on ne saurait trop renforcer la force publique au moins provisoirement et jusqu’au moment heureux et désiré du parfait équilibre des pouvoirs et même des esprits

Ns avons eu, hier soir,une séance extrêmement orageuse  et même tumultueuse. Cependant le dénouement a té plus calme

Il s’agissait des délais  apportés par le roy à la sanction des derniers décrets concernant les ecclésiastiques.

Le roi avait répondu au président qu’il prenait toutes les précautions  afin que l’exécution des décrets  n’occasionne aucun trouble ds le royaume qu’il attendait des nouvelles de Rome et que l’assemblée doit avoir en lui toute la confiance dont il était digne. Cette réponse que je ne rapporte qu’en substance paraissait à quelques uns purement dilatoire, d’autres la trouvaient sage et ne mettaient aucun doute aux intentions du roy. Je vs rendrai compte de la suite de cette affaire

L’hyver et le séjour de la salle et l’air  épais de Paris sont bien nuisibles a ma santé. Je mourrai sur la brêche si je puis être utile à ma patrie. Mais après la confection de ts les objets majeurs  qui peuvent l’intéresser , j’ose me flatter que si ma santé ne se remettait pas, elle ne désapprouverait pas ma retraite

Note

J’ai vu  Mme Bertrand et je ferais pour votre amazone tout ce que  les circonstances me permettront de faire

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28 dec 1790

A l’ass, 10h du matin

Votre tribunal de commerce vient enfin d’être décrété, il me tarde infiniment de vs annoncer quques nouvelles plus importantezs

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13 janv 1791

 

J’aurais bien désiré   que l’union la plus fraternelle, que la concorde la plus inaltérable  n’eut éternellement fait qu’un seul corps du tribunal et de la municipalité qui doivent continuellement se  prêter la main et s’environner réciproquement d’une haute considération et du respect de ts les citoyens qui constituent leur principale force qu’il est bien essentiel de corroborer ds le principe. Mais puisqu’il existe quelques petits germes de contestation , il fait se hâter de l’étouffer dès sa naissance.

Comptez donc sur tout mon zèle et sur toute mon activité pour arracher une décision au Comité de Constitution qui est presqu’inabordable par la multitude d’affaires dont il est surchargé.

Je suis d’une impatience que je ne saurais vous exprimer d’entendre faire le rapport qui vous intéresse le plus, celuy des droits de boisson. Tout me paraît d’accord mais je redoute toujours les réclamations et je ne serai tranquille que lorsque les décrets seront lâchés. Jusque là on ne peut rien affirmer, cela traine bien en longueur et j’en suis désolé

Pardon, MM , si je vs fait part de ma façon de penser

IL est incontestable que l’assemblée a décrété que dans toutes les cérémonies publiques, le corps municipal aurait la préséance sur tous les autres corps civils ou militaires. Mais la question que vous soumettez au Comité de Costitutionn et qui, du moins je le crois,  n’en fait pas une , me paraît de bien mince importance et j’aurais cru  qu’il aurait été facile de concilier les deux parties par la voie de la médiation.

Sauf à céder même quelque chose d’indifférent comme concéder que le tribunal occuperait alternativement chaque mois le banc de la droite ou le ban

 de  de la gauche, car je vous avoue, que, dans ma manière de voir, je ne connais rien de moins important et il serait bien malheureux qu’une bagatelle altérat la parfaite harmonie qui doit régner  pour le bonheur et la tranquillité de tous, je ne sçais  même si  au vu  d’une décision  il ne serait pas avantageux de faire de ^pareilles propositions

Pardonnez moi, MM si mon patriotisme m’égare, le motif doit me servir d’exemple et j’ose croire que vs ne doutez pas plus de la pureté de mes intentions que du respect avec lequel j’ai l’honneur d’ëtre etc…

14/6 , 9h du soir

Quatre voyages au Comité de Constitution et les sollicitations les plus énergiques n’ont rien produit. J’étais tenté… Je n’avais jamais avoué ma pensée. Toujours est-il que ce comité ma fait vingt fois perdre patience, je crois qu’ils ont pris à tâche de l’exercer

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15/1/1791

 

Je crains que vous ne soyez étonné de mon silence, j’y supplée comme vs le savez par l’envoi constant des journaux et je ne vous apprendrai que ce qu’ils vous apprennent. Mais comme il ne m’a pas été difficile d’apercevoir que malheureusement il existait diversité d’oipinions dans votre ville et peut-être même quelque division et que d’ailleurs il m’est revenu que quelques parties isolées de ma précédente correspondante avaient été exposées a diverses interprétations, j’ai cru qu’il était prudent de de ne pas m’exposer à ce facheux inconvénient et quoique mon patriotisme ne se soit jamais ralenti, j’ay sacrifié le plaisir que j’aurais de vous communiquer quelque fois mes réflexions au désir de la paix qui m’anime et m’animera toujours.

Je vous prie donc , MM de ne pas sentir   mauvais  gré de cette conduite et d’être convaincu que toutes les fois  qu’il est ou qu’il sera question de vos intérêts le zéle ne me manque et ne me manquejamais

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25 janv 91

 Pont sur la Dordogne: Bergerac ou Domme?

Si j’avais parcouru légèrement l’adresse  du departement  je ne me serais pas permis de vous communiquer mes réflexions avant la plus sérieuse méditation sur cet objet

La députation entière du Périgord convoquée ad hoc  en a délibéré les opinions ont été unanimes et l’adresse dans l’intérêt de la province mise au rebut.

Mais je me suis sans doute mal exprimé puisque vous avez pensé que le département formait la demande d’un pont à Domme. Je n’ai jamais prétendu autrechose sinon que cette adresse présentait la construction d’un pont à Domme comme autant et plus intéressante que celle d’un pont à Bergerac, quoique celuy ci ait été nommé le premier. J’ai ajouté et tous vos députés ont pensé que cette adresse mettait notre département trop à découvert.

 

Peu importe que je me sois trompé  sur un chiffre mal fait et que j’aie pris la 68° partie pour la 63° , tjrs est-il que nous devons faire nos efforts pour ne contribuer que dans une proportion beaucoup plus éloignée et que cela est de toute justice.

Car, dans l’ancien régime, si nous êtions taxés la 68° partie de l’imposition directe  au moins est-il certain que nous êtions affranchis  de droits d’aides, de gabelle qui    une foule de provinces dt la taille   avait été par cette considération très allégée  pour être réglée  sur les provinces exemptées

Ainsi, ds le nouveau régime tous les impôts étant uniformes il est incontestable que ces mêmes provinces qui se trouvent affranchies de ces droits doivent contribuer suivantune proportion beaucoup plus considérable  et que nous devons être soulagés de toute cette partie de l’impôt qu’on a versé sur nous et qu’elles auraient supporté  si elles n’avaient pas été assujetties à des impositions extraordinaires dont nous êtions affranchis.

J’ai été étonné de plus qu’après cette longue énumération de la surface, de la population, on se bornait à demander la diminution du prix du blé de quelques anné’s antérieures proposition illusoire et plus d’une fois rejettée Parturiant montes, nascitur ridiculus mus

Il ne faut pas tirer sa poudre aux moineaux et épuiser en vain son crédit.La demande d’un département doit être bien motivée » et imposante et surtout d’un intérêt majeur. Un département demande un pont comme celuy de Bergerac  , la réduction des municipalités et des districts. Des secours extraordinaires pour ses routes et surtout pour ses pauvres. Un canal, la navigation d’une rivière, voilà des objets dignes des administrateurs. Mais une loi hétéroclite sur le prix des grains,on doit sentir l’inconsistance d’une telle demande

Qui plus que moi s’y trouve intéressé puisque mon fermier, sous le prétexte que je lui dois des indemnités pour les rentes qu’on ne lui paie pas, s’abstient de me payer le prix de ces mêmes récoltes et que peut-être l’un absorbera l’autre mais jamais dans ma b ouche l’intérêt personneml n’altèrera la vérité

Enfin ns avons commencé hier la discussion très intéressante pour vous sur les droits de traite.

Un impôt considérable sur les vins et sur les eaux de vie venant de l’étranger favorisent singulièrement les vignobles de France

 J’ai vu avec peine, je l’avoue, M Nairac s’opposer avec obstination à l »établissemment de ces droits. A dieu ne plaise que je n’inculpe sa droiture et sa probité  mais l’esprit  qu’inspire le commerce et qui devient par la force de l’habitude l’esprit naturel se trouve malheureusement et trop souvent  en opposition avec l’intérêt réel des propriétaires.Je m’en suis aperçu dans cette discussion qui a été très bruyante. On va la continuer et j’espère que la semaine ne passera pas sans que les questions relatives à cet ojet ne soient totalement terminées. Je redoute infiniment MM de Bordeaux qui paraissent offusqués de la grande modération que les comités proposent en faveur du Périgord. Nous ne manquons pas de bonnes raisons et leurs réclamations seraient injustes. Mais comme les gens qui ne doivent pas participer appuient d’ordinaire les motions de ceux qui proposent d’augmenter devoir, vous n’en doutez pas. Je me flatte ainsi si j’ai lieu de croire que vous n’iùmputerez pas à ma négligence des événements quels qu 'ils soient, l’intérêt de ma patrie et même mon amour propre me font attacher un prix infini au succès des démarches et des efforts très multipliés que j’ai déjà faits, un revers me ^poursuivrait dejà trop et vos reproches seraient plus que cruels , ils seraient barbares et inhumains

On décrète encore beaucoup d’articles qui ne nous intéressent que très médiocrement

Note : il me vient beaucoup de demandes pour la gendarmerie nationale .Je voudrais obliger tout le monde , mais on doit savoir que la nomination des emplois appartient  concurramment aux départements et aux colonels  et  et autres officiers.

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13 mai 91

 

J’ai oublié dans un des précédents  courriers d’insérer ds mon paquet une lettre qui vous était adressée  et j’y ai substitué une autre lettre. Le mal n’est   pas grand. J’ay relu celle qui vous était destinée et ce qu’elle contenait devient très indifférent. Je vous envoie aujourd’hui, indépendamment des journaux ordinaires, un discours de m l’évêque d’Autun et un autre de M l’abbé Sièyes. Ils ont été couverts des applaudissements des députés et de ceux de tous les assistants. Il me semble que ts les habitant de Paris ont joint leur assentiment à celui des de l’assemblée

Toujours est il certain que les vrais principes de la nouvelle Constituton  y sont très nettement expliqués et il ne peut pas y avoir d’équivoque sur la latitude de la tolérance qui est la base. Ainsi le serment civique est une condition pour être fonctionnaire public ecclésiastique mais le refus de de ce serment est parfaitement libre et ne constitue point un réfractaire parce que la prestation de ce serment n’est point une loi et ce n’est qu’une condition nécessaire pour remplir certaines fonctions.

L’assemblée avait souvent manifesté cette explication .Mais les deux discours dont elle a ordonné l’impression et l’envoy dans tous les départements et les décrets qu’elle a rendus en conséquence développent ces principes avec énergie et avec une grande clarté.

La liberté des opinions, même religieuses et sous cette acception générale sont nécessairement comprises  les opinions politiques, cette liberté dis-je ne peut être restreinte sans une véritable tyrannie. Chacun a même le droit de les manifester pourvu qu’il ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. On ne peut donc exiger que soumission à la loi, mais celuy qui s’y soumet  constamment ne cesse pas d’être un excellent citoyen  quoiqu’il la trouve mauvaise ; s’il s’élève contre, s’il l’enfreint, s’il cherche à la détruire, il est rebelle, perturbateur, prévaricateur du repos public

Si tout le monde se penètre bien de ces principes incontestables, une paix inaltérable en sera le fruit et la diversité des opinions ne donnera plus naissance à la diversité des partis  Ainsi soit-il

Je parle rarement politique  mais il est peut-être utile de mettre sous vos yeux  quelques uns des rêves  qu’on accrédite le plus.

Une prétendue coalition de toutes les cours de l’Europe pour renverser la Constitition au moyen duquel arrangement les anglais cèderaient Gibraltar et recevraient l’île de Chypre, le roy de Sardaigne aurait le Dauphiné , l’empereur l‘Alsace et la Lorraine et indemniserait la Prusse

….ne s’arrêterait pas  si l’on s’arrêtait a toutes ces billevesées. Je réponds, les Anglais sont trop occupés à la conservation de leurs possessions dans les Indes éventuellement menacées et qui exigent le développement de toute leur puissance.

 

La guerre est plus allumée que jamais entre la Russie et la Turquie

Toutes les puissances du Nord sont  effrayées des progrès alarmants de la Russie et se concertent pour s’y opposer. Donc la prétendue coalition est une chimère.

Nos princes ont bien suivant toutes les apparences le cœur ulcéré, mais ils sont sans moyens et ne seraient pas assez insensés pour s’exposer à des revers infaillibles. Voila donc l’unique sujet d’inquiétude. Les princes d’Allemagne celle cy est fondée .Mais pour luy donner  de la consistance il faut que la diète de Ratisbonne s’explique nettement et dans ce conflit d’intérêts  divers, tandis qu’un prince fait un pas en avant, un autre en fait deux en arrière. Ces Diètes impériales sont des tortues qui ne font pas une toise  de chemin par an. Cependant , si le roi de Prusse et l’empereur se réunissaient, ce qui ne paraît pas prochain, alors il feraient marcher la Diète et ns serions menacés

Mais ds ts les  cas et, à fortiori ds un moment de crise,tous les bons citoyens doivent redoubler leurs efforts pour maintenir le bon ordre et la paix intérieure et prémunir les gens les plus éclairés contre des suggestions funestes qui pourraient les porter à des désordres a la faveur d’inculpations vagues et dénonciations insidieuses et calomnieuses car il faut se tenir en garde contre les ennemis du bien public  de plus d’une espèce car, comme le dit l’abbé Sieyes, le peuple prend souvent ses assassins pour ses défenseurs et ses défenseurs pour des assassins.

Je vs parle toujours avec une gde liberté et pour  me sortir de l’expression d’un de nos orateurs, « Je vous dis la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ».

Note : j’attends toujours quelques nouvelles de  vous comme un homme altéré attend sous un ciel brûlant   une goutte d’eau.

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Paris 16 mai

 

Il est vrai que je ne puis dissimuler a quel point j’étais sensible à votre silence surtout n’ayant reçu d’autres lettres de vous que celle qui contenait un reproche de légèreté, reproche que je m’étais attiré par une explosion de mon zèle pour le département  en général et en particulier pour la ville de Bergerac

Toute autre considération cessante et néanmoins sans vouloir blesser person ne, je m’étais permis de censurer et peut-être un peu trop une adresse du directoire du département. Je crois m’être justifié et bien loin de me repentoir de ma conduite dans cette affaire, je m’applaudis car je crois qu’elle n’a pas peu contribué à nous procurer une nouvelle adresse dans le meilleur genre, importante par son objet et, quand elle n’aurait aucun succès, ne peut que nous être favorable au moment de la répartition de l’impôt entre les départements objet d’une conséquence majeure et dont on s’occupe sérieusement. Je vous prie de croire que je ne m’endors pas. J’espère que l’évêque d’aurtun, très puissant ne ns sera pas contraire. Je vous rendrai compte, le prochain courrier, des décrets sur les colonies et de mon opinion.Je vs ferai même le cadeau d’un discours de M l’abbé Maury, chef d’œuvre de logique et d’éloquence quelle que soit l’opinion qu’on embrasse sur cette matière

Je me borne aujourd’hui à vs dire que les expressions ne manquent point pour témoigner à  quel point je suis confus des témoignages de bonté que vous me prodiguuez, ma vie entière consumée au service de ma patrie une aussi glorieuse récompense. Croyez M (page déchirée) que votre estime et votre….. l’unique prix , l’unique faveur que je…. Et et si mon zèle était susceptible d’aller….  La lettre dont vs m’avez honoré et dont je conserve une reconnaissance étternelle est bien prropre à l’enflammer de plus en plus. Je me réserve de me justifier très amplement sur tous les points qui ontt pu donner lieu a m’inculper et j’espère vs rendre ds le plus grand détail le compte le plus fidèle de ma conduite sur ts les points. Ce sera le premier devoir dont je m’acquitterai lorsqu’il me sera permis de le faire verbalement

 

Note : on parle de réunir la psse de Mons à celle de St Julien. J’espppère que cela n’emportera pas le territoire hors de votre canton et pour cet effet, je désirerais(déchiré) demeurat sur celle de St Aubin…Il y eut autrefois un projet de réunir Verdon5….) j’y vois  à la vérité de grandes difficultés pour la commodité des habitants, mais il était jadis une psse de « bigneu » que le temps seul à détruit qui fait partie de ST Nexans parce qu’elle fait partie de la commanderie. Les débordements de ruisseaux de la Conne s’opposent souvent au service de cette cy devant psse du bignac. Quel iunconvénient y aurait-il à la réunir à celle de Mons qui deviendrait alors assez considérable pour être conservée. J’abandon ne ces réflexions à votre sagesse.

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22 mai

 

Pardon, je suis répopréhensible, bien certain de l’ordre du jour et qu’aucun décret ds l’assemblée nle ne serait prononcé mardi dernier avant 2 h après midi, mon pendchant naturel à ovbliger les individus, me fit courir tte la matinée et, par parenthèse à mes dépens, ce qui m’arrive très svt par ce motif que je crois louable et dt je ne me repens pas. Mais ce dont je me repens, c’est d’être arrivé trop tard pour profiter du contre seing et certes,je n’ai pas cru les expressions de ma reconnaissance assez précieuses pour vs soumettre  à en payer le port, vs recevrez donc par courrier 2 lettres à la fois.

Je vs promets par la 1° en date de vous rendre compte de mon opinion, sur les décrets rendus aux colonies, ils sont proncés. Le resperct et la soumission dt je fais profession pour la loi telle quellem’impose le silence ttes les fois que des obligations particulières ne me disctent pas le devoir rigoureux et pénible de le rompre ce devoir MM. Cepdt je ne puis vous dissimuler que je me suis opposé de ttes mes forces au décret qui a rejeté ts les amendements et admis ts les gens de couleur nés de père et mère libres  à coopérer à la législation des colonies, le développement de mes motifs n’est pas du ressoert d’une lettre.

Il me suffit qu’il soit évident que j’étais de ts les opinants le plus désintéressé au résultat des opinions et déclarer que je m’étais sérieusement occupé de cdette question et que je désire de tte mon âme m’être égaré sur celle-ci ainsi que sur celle des azssignats forcés à l’émission desquels je me suis constammenty popposé comme il appert par la liste imprimée des votants en conséquence de l’appel nominal que j’ai réclamé yun des premiers. Daigne le ciel écarter de ns les maux que je crains d’avoir prévus.

Pardon encore une fois ;, MM vous trouverez tjrs chez moi soumission à la loi mais franchise et vérité. Je sais bien que ce n’est pas le chemin de la faveur. Ce que je cherche c’est le bien public..

Il existe, MM, comme l’a dit M prugnon, une charlatanerie de réputation. Il est utile que les gens qui ont plus de patriotisme que ceux qui en mon trent retournent dans leurs provinces. En conséquence l’assemblée a décrété que les mrembres de l’ass actuelle n’étaient pas éligibles a la législation prochaine. Oh le sage décret ! Qiue d’intrigues commencées il déjoue

Quand il n’aurait pas été rendu, MM, certainement lje ne me flatais ^pas d’une réélection. Mais je ne l’aurais pas acceptée car je sens trop bien et l »’importance d’une telle mission et l’insuffisance de mes moyens. Pour m’exposer, je ne dispose aux reproches du public, je ne les ai pas mérités, je ne les mérityerai jamais mais ceux d’un censeur plus sévère ce censeur c’est mon ame .Je ne croy pas que je ré pp 2271 floue

Nonce à me rendre utile à ma patrie a dieu ne plaise , mais j’ai besoin d’un temps très considérable pour le consacrer à l’étude d’une science tte nouvelle. Si je peux y mordre , j’accepterai tt ce dont je crois pouvoir m’acquitter, toutefois après le temps de repos dont il est naturel que mes concitoyens me laissent jouir, tant pour moiu-m^eme que pourb ma famille cet bmes propres affaitres. J’ose croire que mon oisiveté apparente sera    tt au moins aussi patriotique que mon activité très précoce.

L’esprit, MM est étranger à ma correspondance epistolaire.Elle est toujours dictée par mon cœur et ma raison, j’ai qques fois 2O lettres à répondre opar courrier, je suis donc très fondé à vs demander grace pour les inciorrectuions.

Note : un de mes compatriotes qui n’est pas député vs soutient utilement auprès de l’évêque d’autun, heureusement les vrais patriotes sont … dans l’assemblée

 

En relisant ma lettre, je me suis aperçu que je m’expose à une objection. Je m’empresse d’y répondre

« Vous n’accepteriez pas dites-vous. Et pourquoi avez-vous accepté ?

Pouvais-je prévoir la destruction totale de l’ancien édifice et l’obligation de poser pierre par pierre un nouveau temple.

Pouvais-je prévoir les obstacles et les intrigues dont j’ai été le témoin ?Eh bien, je conviens que j’ai eu tort d’accepter et c’est précisément parce que je sais mes torts et que je suis moins novice, que je connais mieux l’étendue des devoirs de mes successeurs, qu’il m’est permis moins que jamais de m’exposer a mériter de bcp plus graves reproches que ceux auxquels mon ignorance peut servir d’excuse.

Car, comme le dit M prugnon(j’aime à le citer, il n’est pas suspect), ns sommes assez grands pour convenir que nous avons fait de grandes fautes. L’assemblée à ordonné l’expression de ce discours et elle s’est exposée  à un tel jugement. Mais qui doit répondre de nos fautes ? Nos successeurs Oh qu’elle est difficile et quelle exige de talents cette imposante fonction. Sur qui doit tomber le choix des électeurs. Sera-ce sur ceux qui se st distingués par des vertus nouvelles. Les électeurs seront  trop judicieux pour obéir aux premières impressions d’un enthousiasme peu réfléchi

Et quels sont les hommes qui doivent obtenir les suffrages ? Ceux qui sont d’un caractère modéré et bien connu avant la Révolution par une probité sans équivoque ne se sont pas démentis depuis cette même révolution ?

Quand à ces patriotes exagérés de nouvelle date, je les compare aux fanfarons  aux avaleurs de charrettes ferrées qui tuent tt le monde de loin avec la langue et qui les armes à la main chient ds leur culotte en présence de l’ennemi. Pardonnez moi la comparaison et la grossièreté de  mes expressions. Elles font bien connaître ma pensée qui renferme peut-être un sens profond.

Le discours de l’abbé Maury n’est pas  encore imprimé.

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26 may

 

Il ns est arrivé de Bx des adresses souscrites de la municipalité du dptmt et de la chambre de commerce qui applaudissent au décret rendu en faveur des gens de couleur

Je ne désire rien tant ds le monde que m’être trompé et je voudrais en être convaincu par la suite des événements et être condamné à faire amende honorable. Je subirais ma peiner avec délectation.

IL paraît un projet de répartition de l’impôt foncier. Le Dptmt de la Dgne y est cotté pour 3 500 000L. J’ay jeté les hauts cris comme vs pensez bien et j’ay été sur le champ trouver M de la Rochefoucauld qui m’a dit heureusement que le comité avait des bases très différentes en tt état de cause j’ai couché par écrit quelques idées (…) pour réfuter le système du Sr Aubry et je les remettrai à M de la Rochefoucauld. Cette affaire est aujourd’hui l’affaire essentielle puisque l’unique affaire qui intéresse notre dptmt. Elle mérite tte notre attention , ts nos efforts indépendamment de l’intérêt gl qui doit prédominer, chacun y est pour son intérêt particulier.

Nous ne perdrons cependant pas de vue la demande de 400 000F que fait le dptmt pour ses besoins urgents. Leur réalité n’est pas équivoque. Mais quel zèle qu’on y mette, on obtient rarement tt ce qu’on demande. Je ferai de mon mieux, j’es père que je serai secondé par mes collègues.

Je ne serai pas assez imprudent pour vous parler de politique. Les nouvelles naissent et meurent le même jour. Il est difficile de se reconnaître dans cette cohue d’opinions diverses. Ce qu’il y a de certain, c’est que ts les gens bien intentionnés désirent que les autorités légitimes fussent revêtues d’une force suffisante pour  réprimer les désordres qui ne se multiplient que trop ds plusieurs dptmts.

J’espère tjrs que ma patrie sera préservée de tous excès et qu’elle sera jalouse de conserver le motif de se glorifier aux yeux de l’univers et de la postérité, je partage avec transport lza gloire qu’elle s’est acquise ds cette révolution et je m’estime heureux d’être ds son sein. Je ne parle en ce moment que de la ville de BC car tt le reste du dptmt n’imite pas sa sagesse

Note : depuis ma lettre écrite, le Cté a présenté le décret cy joint sans aucune duscussion, ss écouter aucune réclamation ,l’ass l’a subitement adopté. Nous sommes horriblement chargés, d’autant qu’il faudra ajouter des sols additionnels.

Cet événement imprévu pour tt le monde m’a terrassé. On a décrété enfin que, du 12 au 25 juin, les ass. Primaires nommeront le corpps électoral qui, dix jours après, élira les membres qui doivent composer la nouvelle législation.Le  dptmt de la dgne a 10 députés à élire

Je suis, quant à l’impôt d’une consternation dont rien n’approche. Ajoutez le timbre ;, les patentes, le dyt d’enregistrement, quand tt celaz sera payé si cela est possible, on prendra de quoi faire des bonfications et des communications.

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3 juin 1791

 

C’est avec peine que je prends la plume pour vs écrire quoique la voix de la reconnaissance et mon inclination particulière m’y engagent. Mais je n’ai pas des tableaux riants à vous offrir et je n’en veux pas mettre de trop affligeants sous vos yeux. St Jean ennuyait ses disciples en répétant sans cesse et sans fin « mes petits enfants aimez-vous les uns les autres »

J’ai la témérité de marcher sur ses traces et je vs dirai tjrs « oh mes concitoyens, conservez la paix, modérez les opinions exagérés, l exagération cause un précipice, craignez d’y tomber » . pardon MM de vs adresser ce langage. Vous avez donné de gds exemples de sagesse. Continuez et ne vs laissez pas gagner  par les épidémies contagieuses qui désolent la France. La modération est un remède à ts les maux, tant pis pour ceux qui s’en écartent, la patience est préférable aux représailles.

Je ne vs parle pas des différents écrits qui circulent, vous en avez bien connaissance. Je me borne à vs envoyer les jx ordinaires et à vs renouveler l’assurance sincère de mon zèle  pour vos intérêts, de ma reconnaissance pour les bontés que vs m’avez témoignées,  de mon amitié pour chacun de vs en particulier et de mon respect pour le corps collectif. C’est avec ces sentiments que j’ai l’honneur d’être et que je serai jusqu’à ma mort

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11 juin 1791

 

Il m’est impossible de vs dissimuler que les bruits de guerre s’accréditent tous les jours et quoique chaque politique regarde ses propres idées comme les seules vraie, je crois que trop  peu de gens ont connaissance des projets des différentes cours de l’Europe.

Comme je les ignore parfaitement, je puy du moins être assez sage pour ne pas grossir le volume monstrueux des visions sans nb de toutes les têtes bien ou mal organisées.

Je me contente de gémir et de désirer que  nous finirons par où ns aurions dû commencer par être modérés les excès de   quelque nature qu’ils soient sont la source de ts les maux. La peine de mort est prononcée contre…ceux qui seront traitres à la patrie et tous ceux  qui négocieraient avec ses   ennemis……………………………

Pareille peine est décernée contre tt général qui sur un ordre du corps législatif ou du roy ne licencierait  pas sur le champ son armée( ?)

IL est sans doute inutile de dire ici que cette peine ne peut ds aucun cas être infligée qu’après la conviction de l’accusé et par un jugement léger.

Vs sentez parfaitement, MM, combien il est essentiel de se réunir et d’éteindre ts genres de division intérieure :il faut donc bannir la défiance qui engendre tte les haines sans renoncer, néanmoins à une vigilance prudente, raisonnable, sans inquisition et sans persécution. Les moyens odieux sont tyranniques et intolérables.

 

 

Je sais, MM que vous êtes modérés, je connais la prudence, la sagesse et les principes des officiers mx et des admrs du districrt de Bc  et…et comment  leur autorité  s’élève avec courage qui chercheraient a les contrarier. Mais ts les corps administratifs du royaume ne st pas aussi bien composés, quelques uns pourraient tomber ds l’erreur.Il faut donc veiller pour s’opposer à la contagion de l’exemple et pour éclairer le peuple sur ses véritables intérêts : on ne l’égare que trop souvent.

Que le génie tutélaire de la France daigne veiller sur elle. Mais ne négligeons aucun des moyens que la providence nous a donnés pour maintenir la paix, pour prévenir les malheurs  qui nous menacent

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12 ou 17 juin

 

IL n’existe aucun chgmt apparent ds notre situation politique et je ne suis pas du moins assez clairvoyant pour en apercevoir.

Je crains slmt que la nelle forme d’un engagmt d’honneur que l’on exige des officiers ne répugne à plusieurs et je ne serais pas étonné que ce fût présentement ceux qui méritent le plus de confiance qui y montreront le plus d’opposition

Ds ma manière de voir, les preuves de défiance sont désobligeantes pour les militaires qui ont déjà prêté un serment et qu’on ne doit pas soupçonner d’être disposés au parjure. Je crois en outre que la multiplication des serments les affaiblit tous car si le premier a besoin d’être corroboré par un second, le second aura besoin de l’étre par un 3° ainsi de suite.

L’assemblée à pensé différemment. Je désire qu’il ne résulte de son décret aucun inconvénient majeur. Je suis bien certain, MM, que votre dptmt est ds le cas de se plaindre de sa cotité d’imposition directe et il serait à désirer qu’on s’occupât d’un mémoire relatif à cet objet. Vous savez que l’ass n’a voulu entendre aucun député sur cette matière.

Il fait un froid très vif ici. Si ns avons le même temps à Bc nos malheureuses vignes seront peut-être aussi misérables  que l’année dernière et ns serons exposés à mourir de faim. Comment pourrons nous payer l’impôt ? IL serait bien temps, cpdt , que notre malheureux pays fit quelque récolte et fut à portée de jouir des avantages que doivent infailliblement  procurer la diminution des droits au dehors et la libre circulation au-dedans. Ns attendons ts ce moment avec impatience.

Note : on vient de faire une distribution de fonds ds laquelle notre dptmt n’est pas compris./ Je vais me démener pour le faire comprendre ds la prochaine si cela est possible.

 

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22 juin

Varennes

Il me fut impossible de vous écrire hier mais je viens d’apprendre qu’on avait donné des ordres pour faire partir ts les jours des courriers

En conséquence je m’empresse de vs écrire et de vs mander que le départ de la famille royale n’a pas occasionné ds Paris le plus petit désordre. Tt y est calme et tranquille. Il est bien à désirer que les provinces suivent cet exemple. L’ass expédie des courriers extraordinaires ds ts les dptmts pour commander l’union et la sûreté des propriétés.Elle nh’a pas désemparé depuis hier 9 heures du matin et je n’ay que le temps de vous écrire ce peu de mots.

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?

Champde

Mars

Les factieux s’agitaient depuis quelques jours, les attpmts séditieux se multipliaient, on s’est vu forcé de recourir à la force armée, il y a eu bataille hier. Les mutins ont laissé sur la place une 10ne de morts, autant de blessés et une 12ne de prisonniers. On arrête encore aujourd’hui quelques personnes soupçonnées de fomenter les troubles. On prend des mesures sages pour les prévenir et les moyens vigoureux pour en poursuivre et punir les auteurs.

UN fusil dirigé à bout portant sur la poitrine de M La Fayette a manqué. Le coupable a été saisi mais le gl l’a fait mettre en liberté. Cpdt l’ass vient de donner des ordres pour faire arrêter cet homme si on peut le découvrir

Les amis de la cn de Rouen ns ont envoyé une adresse  qui peut servir de modèle et dt l’impression a été  ordonnée.

Quelques membres de la sté de Paris qui portent le même nom ont été dénoncés a l’ass  nle. Cette dernière développe de la sagesse et du courage. Avec de tels moyens, on peut espérer le retour à la paix.

Mes craintes sur les mvts des puissances de l’Europe étaient fondées, ces mvts dépendront de la paix entre la Russie et la Porte. Cette paix ne paraît pas prochaine. On peut donc présumer que les puissances étrangères  ne formeront aucune entreprise avant cette époque.

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22 juillet

Retour à l’or

A l’appui de la petite relation que je vous ai faite, je vs envoie les p verbaux de la municipalité qui entrent  dans ts les détails de la malheureuse journée du champ de mars.

Depuis cette époque, Paris est d’autant plus tranquille qu’on dissipe les groupes dans ts les lieux publics ,qu’on arrête même les orateurs et les écrivains incendiaires. Il vaut mieux tard que jamais.

L’Ass nle jouit de la douce satisfaction de recevoir de plusieurs départmts des preuves non équivoques que la grande et la  plus saine majorité de la nation applaudit à son décret du 15. Voila une véritable récompense . Malgré quelques clameurs d’un peuple égaré, dans quel dédale inextricable ne se serait-on pas jeté si l’on avait manqué de sagesse ou de courage !. Heureusement la paix est rétablie.

Je m’empresse de vs envoyer l’opinion de Barnave. Je la regarde comme un chef d’œuvre. J’y joins celle de Du port :il serait difficile, pour ne pas dire impossible de les réfuter.

Notre comité de révision s’occupe avec la plus gde activité de l’achèvement et de la perfection de la grande charte nle  et constitutionnelle. La présentation de cette charte qui doit faire la clôture de nos travaux ne peut pas être infiniment reculée.

Les nouvelles politiques varient. Comme elles st incertaines, je laisse aux journaux le soin de vs en instruire

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29 juillet

 

L’injustice de quelques uns de mes concitoyens n’affaiblira point mon zèle. L’erreur du moment n’aura pas de durée. Je m’abstiendrai slmt de tte réflexion et de tte conjecture jusqu’au moment où je serai investi d’une confiance ilimitée  qui m’est bien due.

La gde charte constitutionnelle et nle est achevée. Elle sera soumise incessamment à la discussion de l’ass et présentée ensuite à l’acceptation du Roy2

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5 aout

 

J’ai l’honneur de vs adresser le projet de la gde charte clle de F. quand elle aura passé par le creuset( ?) de l’ass, je m’empresserai de vs faire part du résultat. Je ne prévois pas que cette charte éprouve ni  de nombreuses, ni de fortes réclamations. Je ne pourrais d’ailleurs vous rendre d’autres(…) de nos séances  que celui dt vs trouverez le détail ds les journaux ci joints

Note :il est décrété de ce matin que les élections auront lieu du 25 août au 5 septembre et que les nx députés se rendront sur le champ à Paris. Ainsi soit-il.. Voila le nec plus ultra de mes désirs. D’autres feront mieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

 



23/01/2012

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